La communication des professions libérales

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Dans un contexte de disruption numérique caractérisé par une compétitivité accrue, la volatilité des clients et la défragmentation des marchés, les professions libérales (avocats, architectes, médecins, experts comptables ou courtiers d’assurances) sont obligés désormais de se démarquer pour se développer. Valoriser son expertise, se différencier de ses confrères, soigner son image, tels sont les enjeux de la communication des professions libérales. Mais quelles dispositions s’imposent à ces professions et pour quels outils de communication opter ?

 

Publicité commerciale vs communication

La grande majorité des professions libérales sont soumises à des règles déontologiques découlant de la dualité de leurs missions. En effet, elles exercent souvent une activité qui tient à la fois du commerce (l’objectif est de réaliser des bénéfices) et de l’intérêt social (les professions libérales ne sont pas des « commerçants ordinaires »). Si la publicité commerciale est strictement encadrée, rien ne leur interdit de communiquer. En effet, juridiquement, les professions libérales peuvent développer une communication, en prenant en compte les exceptions et restrictions prévues dans les codes et chartes.

 

Site internet : le cabinet virtuel des professions libérales

La plupart les codes de déontologie ont pris en compte les nouveaux besoins et usages engendrés par les évolutions de la communication et autorisent désormais la création de sites internet. Le site vitrine est l’outil idéal des professions libérales pour :

  • Valoriser son image et son expertise.
  • Augmenter sa visibilité pour développer son activité.
  • Fidéliser ses clients.
  • Obtenir la reconnaissance de ses pairs.

Les contenus sont toutefois à surveiller en se référant aux codes de déontologies, notamment en matière de mentions obligatoires. Globalement, pour résumer :

  • Il est possible de communiquer l’adresse et les coordonnées du cabinet, clinique, étude…
  • il est strictement interdit de se comparer à un confrère.

Pour les avocats il est autorisé de :

  • Décrire ses domaines d’activité et spécialisations, ses diplômes et son ancienneté.
  • Décrire ses activités d’enseignement juridique ou d’interventions en lien avec la profession.
  • Mentionner les types de contentieux dans lesquels ils interviennent et les décrire.

Cependant on ne peut pas proposer de prestation complémentaire comme recommander un notaire par exemple.

Pour les architectes le code des devoirs professionnel est assez souple. Il est possible de :

  • décrire ses domaines d’activité et spécialisations, ses diplômes et son ancienneté.
  • Présenter et décrire ses réalisations.
  • Décrire ses activités de conférencier, d’enseignement etc.

Pour les médecins le site ne doit en aucun cas se présenter comme un moyen promotionnel.

  • En dehors de la localisation et des horaires du cabinet, seules les informations générales sur la santé ou les pratiques médicales sont autorisées comme par exemple des informations sur la prévention, le don du sang ou d’organes.
  • Il est strictement interdit de mettre en avant la qualité des interventions du médecin.

La publicité commerciale sous haute surveillance

Concernant les professions libérales, la publicité (on et off line) est toujours extrêmement encadrée et fait l’objet de dispositions spécifiques que ce soit au niveau de la forme ou du fond.

Pour les professions de la santé (les médecins, chirurgiens-dentistes ou les sages-femmes) il est interdit tout procédé direct ou indirect de publicité. La simple distribution de cartes de visites à des patients potentiels est parfois réprimée durement par les Ordres.

Pour les avocats : la publicité est autorisée « si elle procure une information au public et si sa mise en œuvre respecte les principes essentiels de la profession ». La communication est assez libre, vous pouvez :

  • Imprimer ou publier un document décrivant le domaine d’expertise et la composition du cabinet.
  • Envoyer des mailings d’informations à vos clients ou prospects.

A noter que la publicité portant atteinte à la dignité, la probité ou l’humanité de la profession (par exemple mentionnant une affaire non-encore jugée) est bien entendu exclue.

Pour les Architectes  le recours à la publicité et à la promotion est autorisé sous réserve, bien entendu, que celle-ci ne soit pas mensongère ou trompeuse.

 

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Photo © DR

A propos de l’auteur de l’article

Experte en communication depuis 20 ans, Sylvie Nourry est Fondatrice & CEO de l’agence Conseil en Communication Globale Kōsaten basée à Montpellier. Observ´actrice passionnée de stratégies marketing et de communication créative elle suit de très près la révolution digitale et les évolutions sociétales. Curieuse du monde qui l’entoure et passionnée d’architecture, de design et d’art elle a créé et anime le blog Inspirations Urbaines. Hier chez Bang & Olufsen ou au service de marques prestigieuses (Vivendi Universal, Chaumet, Burberrys, Disney Interactive, Sanofi, Givenchy …) comme aujourd’hui chez Kōsaten, elle accompagne les entreprises dans leur stratégie et la réalisation de toutes leurs actions de communication.

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